Argument
Partons de cette définition minimaliste : un mythe, ça sert à dire l’impossible à dire (sans que cela ne vienne nier cet impossible même). En psychanalyse, l’impossible à dire qui ne cesse de parler, c’est l’inconscient. Le mythe apparaît alors intimement lié à la poétique.
Nous partirons bien évidemment de la figure mythique de Tirésias ; il conviendra d’éclairer ce « bien évidemment ». Ce qui nous amènera à poursuivre avec le fameux mythe d’Aristophane que Lacan qualifie de canular (Cf. séminaire Le Transfert). (Le carnaval du phallus, ou le phallus carnavalesque, sera discuté lors du colloque de Dimensions de la Psychanalyse.) L’enjeu n’est autre que la féminité (ou : la jouissance dite pas-toute phallique) qu’on dit-femme. (Nicole Loraux nous servira de fil rouge.)
Nous terminerons avec le mythe du progrès, qui nous permettra de faire la transition avec la deuxième année du séminaire… (Entre-temps, à la Lysimaque, nous aurons discuté du mythe de l’intériorité.)
La trame de fond ne sera pas tant le mythe fondamental (au sens d’un narratif) de la psychanalyse (l’OEdipe) que son mythe fondateur (au sens logique, structural) : la pulsion, dixit Freud.
Jean-Charles Cordonnier,
Juin 2025.
